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Comment résilier son assurance complémentaire en Suisse
Alejandro Redondo Lázaro · 18 min de lecture · Publié le 22.08.2026
Pour résilier votre assurance complémentaire (LCA, du nom de la loi qui la régit), il suffit d’une lettre qui parvienne à temps à votre assureur. Avant de l’envoyer, vérifiez trois choses :
- La date. Chez beaucoup d’assureurs, votre lettre doit arriver avant la fin du mois de septembre pour que l’assurance prenne fin le 31 décembre.
- La durée de votre contrat. En concluant votre assurance complémentaire, vous vous êtes engagé pour une durée minimale, en général un an ou trois ans. L’assurance ne peut prendre fin qu’une fois cette durée écoulée. La lettre, elle, part avant. Avec un contrat d’un an, vous résiliez en septembre de cette même année et vous sortez le 31 décembre. Ensuite, le contrat ne s’arrête pas tout seul. Il continue, et chaque automne vous retrouvez votre échéance de septembre. La durée minimale de chaque assureur figure dans le tableau plus bas. Et si vous êtes encore dans cette durée minimale, il existe deux sorties anticipées, expliquées elles aussi plus bas.
- La règle d’or. Si vous comptez changer d’assurance, ne résiliez pas celle que vous avez avant que le nouvel assureur ne vous ait accepté par écrit.
Vous trouverez aussi plus bas un outil qui rédige votre lettre de résiliation avec l’adresse officielle de votre assureur déjà remplie.
La règle d’or, faites-vous accepter par le nouvel assureur avant de résilier l’ancien
Dans l’assurance de base obligatoire (la LAMal), tout assureur qui opère dans votre région a l’obligation de vous accepter, quel que soit votre état de santé. Dans l’assurance complémentaire, cette obligation n’existe pas. L’assureur peut vous soumettre un questionnaire de santé, émettre une réserve (exclure par écrit un problème que vous avez déjà) ou tout simplement vous refuser.
C’est pour cela que l’ordre compte autant. Si vous résiliez votre assurance complémentaire et que le nouvel assureur vous refuse ensuite, vous restez sans couverture. Et retrouver une assurance complémentaire peut devenir impossible ou plus cher.
Trois voies pour résilier, et ce qui se passe si vous quittez la Suisse
- La résiliation ordinaire. C’est la voie normale, celle de la fin du contrat. En concluant votre assurance complémentaire, vous avez signé pour une durée précise, un an ou trois ans, voire sans aucune durée minimale, selon l’assureur. Vous pouvez résilier pour la fin de cette durée, avec un préavis de trois mois avant l’échéance du contrat. Ensuite, vous pouvez résilier pour la fin de chaque année. Avec un contrat d’un an, cela veut dire que vous pouvez sortir dès la fin de cette première année, en résiliant en septembre. Et la loi vous garantit un droit qu’aucun contrat ne peut vous retirer. À la fin de la troisième année de contrat, vous pouvez toujours résilier, quoi que dise votre police (le document dans lequel l’assureur récapitule ce que vous avez souscrit). De plus, depuis 2022, la résiliation ordinaire appartient au seul client. Vous pouvez résilier ; votre assureur, non.
- La résiliation en cas d’augmentation de prime. La prime est ce que vous payez pour avoir l’assurance. Quand l’assureur vous annonce que la prime augmente (généralement en automne), cet avis peut vous ouvrir le droit de résilier avant que l’augmentation ne prenne effet, même si le contrat n’est pas arrivé à son terme. Le motif exact et le délai dépendent des conditions de votre produit, c’est-à-dire de vos conditions générales (CGA), le document qu’on vous a remis à la conclusion. Attention toutefois. Si vous laissez passer le délai sans répondre, l’augmentation est réputée acceptée.
- La résiliation après un sinistre. Un sinistre est le cas où l’assurance doit vous verser une prestation, par exemple un traitement dont vous lui demandez la prise en charge. Quand vous demandez cette prestation à votre assureur, la loi vous laisse résilier cette assurance dès votre demande et au plus tard au moment où cette prestation vous est payée. Après ce paiement, le droit légal s’éteint, sauf si vos conditions vous accordent quelques jours de plus. C’est la voie la moins connue et celle qui comporte le plus de petits caractères. Avant de l’utiliser, relisez les conditions de votre assureur.
Pour la plupart des gens, les deux premières voies suffisent. Il existe encore un cas à part, celui du départ de Suisse, qui n’est pas exactement une résiliation. Lorsque vous transférez votre domicile à l’étranger, dans beaucoup de produits le contrat s’éteint, se suspend ou se poursuit à certaines conditions. Le départ de Suisse est expliqué plus bas. Le schéma résume l’ensemble.
Les délais de résiliation, assureur par assureur
La loi fixe un plafond, pas un délai d’attente. Quelle que soit la durée de votre contrat, à la fin de la troisième année vous pouvez toujours résilier, avec un préavis de trois mois. Ce droit revient à la fin de chaque année suivante. Il ne s’agit donc pas de tenir trois ans. Beaucoup de contrats vous laissent sortir avant, et la colonne « Durée minimale » du tableau dit quand.
Votre échéance tombe-t-elle en septembre ou à la date anniversaire de votre contrat ? Cela dépend du jour où se termine votre année d’assurance, et ce jour figure sur votre police. Dans la plupart des produits, l’année d’assurance va de janvier à décembre, et c’est pour cela que les trois mois de préavis tombent en septembre. Si votre année d’assurance se termine un autre jour, comptez trois mois en arrière à partir de cette date. Regardez aussi sur votre police jusqu’à quand court votre contrat et quel préavis il exige.
Cela dit, la règle pratique pour que l’assurance prenne fin le 31 décembre est simple. Chez beaucoup d’assureurs, votre lettre doit PARVENIR au plus tard le dernier jour ouvrable de septembre. Certains fixent en plus une heure limite, par exemple 17 h 00. Vérifiez toujours vos conditions. Et chez presque tous les assureurs, c’est le jour où la lettre arrive qui compte, pas le jour où vous l’envoyez. Le cachet de la poste ne fait pas foi.
Où trouver vos conditions générales (CGA), le document qui décide de votre cas
Ce document s’appelle les conditions générales, CGA en français et AVB en allemand. On vous l’a remis à la conclusion du contrat et il accompagne en général la police. Si vous ne l’avez pas, demandez-le à votre assureur ou téléchargez-le sur son site. À l’intérieur, cherchez la clause « résiliation » ou « Kündigung ». C’est là que se trouvent les éléments qui décident de votre cas : jusqu’à quand court votre contrat, quel préavis il faut respecter et ce qui se passe si la prime augmente. À la fin de ce guide, dans les sources, vous trouverez le lien vers les conditions de chaque assureur du tableau, avec la clause à ouvrir.
Le tableau résume les conditions générales et les produits actuels les plus courants, clause par clause. Le nom de chaque assureur mène à sa page officielle, où il publie cette information. Votre produit précis, un ancien contrat ou un contrat pluriannuel peut suivre d’autres règles.
| Assureur | Date limite habituelle | Durée minimale | Un e-mail suffit-il ? |
|---|---|---|---|
| Assura | 30 septembre | 3 ans (2 si le contrat a commencé en cours d’année) | Oui, et même le SMS |
| Atupri | Dernier jour ouvrable de septembre | 1 an | Oui |
| Concordia | Dernier jour ouvrable de septembre | 1 an (jusqu’à 3 selon le produit) | Plutôt une lettre |
| CSS | Dernier jour ouvrable de septembre, aux heures de bureau | Aucune ou 3 ans, selon le produit | Oui |
| Groupe Mutuel | 30 septembre | 3 ans | Seulement depuis une adresse e-mail déjà enregistrée chez l’assureur, sinon une lettre signée |
| Helsana | Dernier jour ouvrable de septembre | 1 an | Oui, signée (photo ou PDF) |
| Sanitas | 30 septembre | Aucune (contrats pluriannuels, conditions spécifiques) | Oui |
| SWICA | Dernier jour ouvrable de septembre, 17 h 00 | 1 an | Oui |
| Sympany | 30 septembre, 17 h 00 (contrats pluriannuels, préavis de 5 ou 6 mois) | Aucune (contrats pluriannuels, 3 ou 5 ans) | E-mail enregistré ou mySympany |
| Visana | 30 septembre, si votre police arrive à échéance le 31 décembre | Celle qu’indique votre police | Plutôt une lettre signée, car son site exige « par écrit » |
Le tableau provient des éditions en vigueur des conditions générales (AVB/CGA) de chaque assureur, recoupées avec leurs pages officielles sur la résiliation (vérifié le 21.8.2026). Votre contrat précis peut différer. Certains produits et les anciens contrats suivent leurs propres conditions. La clause de résiliation s’appelle « résiliation » ou « Kündigung » et se trouve toujours dans vos conditions. En cas de doute, fiez-vous à ce qu’indique votre police.
Un conseil qui vaut pour tous les assureurs. En cas de doute, envoyez la lettre signée. Certains assureurs l’exigent.
Si votre prime a augmenté, vous avez peut-être un autre délai pour résilier
Une augmentation de prime peut ouvrir un droit de résiliation extraordinaire. Le motif exact et le délai dépendent des conditions de votre produit. Vérifiez-les dès que vous recevez la lettre qui annonce la hausse, car ce délai est souvent court. Et attention à deux hausses que beaucoup de conditions excluent de ce droit extraordinaire : celle qui vient d’un déménagement et celle qui vient de la perte d’un rabais. Si votre augmentation est de celles-là, il ne vous restera probablement que la voie ordinaire.
Le silence joue contre vous. Si vous ne résiliez pas dans le délai, la hausse est réputée acceptée. Et si vous laissez passer ce délai, vous devrez normalement attendre la prochaine échéance de résiliation ordinaire que permet votre contrat, à moins qu’un autre motif de résiliation ne survienne. Rappelez-vous le minimum légal. À la fin de la troisième année, vous pouvez toujours sortir, puis chaque année.
Contrat d’un an ou de trois ans, la durée décide quand vous pouvez sortir
L’assurance complémentaire se conclut pour une durée convenue. Selon l’assureur, il existe des contrats d’un an, des contrats de trois ans et des contrats sans durée minimale. Ces derniers peuvent être résiliés dès la première fin d’année. Certains assureurs proposent des durées plus longues. Tant que la durée minimale court, la voie ordinaire ne permet pas de sortir avant son terme : la lettre s’envoie pendant cette durée, mais l’assurance ne prend fin qu’à la fin de celle-ci. C’est pour cela que la colonne « Durée minimale » du tableau compte autant que la date limite.
La loi plafonne le temps pendant lequel un contrat peut vous lier. À la fin de la troisième année de contrat, vous avez toujours le droit de résilier, avec un préavis de trois mois, même si le contrat a été signé pour plus longtemps (article 35a de la loi sur le contrat d’assurance). Et l’article 98 empêche votre contrat de vous retirer ce droit. Un contrat de cinq ans ne vous lie donc pas cinq ans.
Et si vous êtes encore dans la durée convenue, il existe deux sorties anticipées courantes. La première est le délai qu’ouvre une augmentation de prime, décrit dans la section précédente. La seconde est la résiliation après un sinistre (article 42). Lorsque vous demandez une prestation, vous pouvez résilier, au plus tard au moment où elle vous est payée. Et le contrat ne peut pas vous retirer ce droit (article 98). Attention à ce qui se passe si vous résiliez ainsi, car par cette voie l’assurance ne dure pas jusqu’à la fin de l’année. La couverture s’arrête 14 jours après l’arrivée de votre lettre, et la règle d’or vaut donc plus que jamais. Ces 14 jours ne sont pas ceux qui permettent de revenir sur un contrat tout juste conclu ; ceux-là figurent dans les questions fréquentes, à la fin de ce guide. Et cette voie comporte un piège coûteux. Si vous résiliez ainsi pendant l’année qui suit la conclusion du contrat, la loi laisse l’assureur garder la prime de la période en cours, en général l’année d’assurance entière (article 42).
Pour les cas exceptionnels, il existe en plus la résiliation pour justes motifs (article 35b). La loi n’admet que les circonstances qui rendent la poursuite du contrat déraisonnable. Une prime plus élevée ou une meilleure offre ne suffisent pas. Et l’assureur dispose du même droit. Les délais et les petits caractères de chaque voie figurent dans les conditions de votre assureur. Relisez-les avant de franchir le pas.
Si vous quittez la Suisse, prévenez votre assureur avant de partir
Si vous rentrez dans votre pays ou que vous partez vivre à l’étranger, voici le point clé. Dans beaucoup de produits, l’assurance complémentaire s’éteint d’elle-même dès que vous transférez votre domicile à l’étranger, sans que personne ne résilie quoi que ce soit. Elle s’éteint aussi lorsque votre résidence habituelle est hors de Suisse depuis plus longtemps que ne le prévoient vos conditions. Dans d’autres produits, elle peut être suspendue ou maintenue à certaines conditions. Si vous vous absentez pour une longue période, regardez ce que disent vos conditions avant de partir, même si vous ne changez pas de domicile.
Dans tous les cas, la démarche auprès de votre assureur est la même. Prévenir à temps, par écrit et avec une preuve. Taire votre déménagement coûte cher. Certaines conditions permettent à l’assureur de résilier avec effet rétroactif à la date réelle de votre départ et de vous réclamer les prestations versées après cette date. Joignez à votre courrier l’attestation de départ de votre commune (Abmeldebestätigung en allemand). Ce document prouve sans discussion la date à laquelle vous êtes parti. Que votre assurance prenne fin ce même jour dépend ensuite de vos conditions. Les deux dates ne coïncident pas toujours.
Quand l’assurance prend fin si vous partez (cela dépend de votre assureur)
Chaque assureur met fin à l’assurance à un moment différent, et c’est de là que dépend le montant de la prime que vous finissez par payer. Selon vos conditions, l’assurance peut prendre fin le jour du transfert, à la date indiquée sur cette attestation de départ, ou à la fin de la période déjà souscrite, souvent le 31 décembre. Dans ce dernier cas, vous devez encore la prime jusqu’à cette date, même si vous ne vivez plus en Suisse. Une règle générale joue en votre faveur, quelle que soit la voie. Quand un contrat prend fin avant son terme, la prime n’est due que jusqu’à cette fin et le trop-perçu est remboursé (article 24, qu’aucun contrat ne peut modifier). La loi prévoit des exceptions. Celle qui compte dans ce guide est la résiliation après un sinistre intervenue dans l’année qui suit la conclusion du contrat. Vérifiez votre cas dans vos conditions avant d’acheter le billet.
Pouvez-vous garder votre assurance complémentaire depuis l’étranger ?
Parfois oui, et cela dépend de votre assureur. Il existe trois possibilités. La première est de la garder si vous restez soumis à l’assurance-maladie obligatoire suisse, en général sans pouvoir étendre la couverture. C’est le cas des frontaliers, des travailleurs détachés et des retraités qui résident dans l’UE. La deuxième est de la poursuivre en payant un supplément, quand l’assureur le propose et l’accorde. La troisième est de la négocier par écrit, et ce n’est alors pas un droit, mais un accord avec l’assureur. Et certaines conditions ne règlent pas le départ à l’étranger. Il reste alors la résiliation ordinaire ou la suspension. Ce que propose votre assureur figure dans ses conditions. Écrivez-nous et nous les regardons avec vous.
La lettre de résiliation, ce qu’elle doit contenir et comment l’envoyer
Depuis 2022, la loi admet la forme textuelle, c’est-à-dire tout message écrit dont il reste une trace, par exemple un e-mail. En pratique, certains assureurs exigent en plus un document signé pour certaines voies de résiliation prévues par leurs conditions. Pour éviter les discussions, suivez le canal qu’indique votre assureur et gardez toujours une preuve.
La lettre doit dire qui vous êtes (nom, adresse et numéro de police ou de client), ce que vous résiliez (chaque produit avec son nom) et pour quelle date. Elle s’adresse à la société qui assure votre complémentaire, qui n’est pas toujours celle de votre assurance de base. Chez plusieurs assureurs, ce sont deux sociétés distinctes, et le nom exact figure sur votre police.
Le plus sûr est de l’envoyer par lettre recommandée. Non parce que la loi l’exige, mais parce que presque toutes les conditions retiennent la date d’arrivée et que le recommandé vous donne la preuve de la date. Pour la résiliation ordinaire, la loi ne demande que la forme textuelle. Envoyez la lettre bien à l’avance. Un recommandé arrive le jour où votre assureur le retire, pas le jour où vous l’envoyez.
Pour que vous n’ayez pas à partir de zéro, ce guide s’accompagne d’un outil qui rédige la lettre à votre place. Vous entrez vos données et vos produits, vous choisissez la langue officielle de la lettre (allemand, français ou italien) et vous téléchargez le PDF avec l’adresse officielle de votre assureur déjà remplie. Si vous choisissez l’allemand ou l’italien, le PDF ajoute la traduction en français, pour que vous sachiez exactement ce que vous signez. Et si vous le souhaitez, vous signez avec le doigt ou la souris et votre signature s’imprime sur la lettre.
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Questions fréquentes
Puis-je résilier un seul produit et garder les autres ?
Oui. Chaque assurance complémentaire se résilie séparément. Vous pouvez résilier le dentaire et garder l’hospitalisation. Dans la lettre, vous nommez chaque produit que vous résiliez, et ce que vous ne nommez pas reste en vigueur. Deux avertissements. D’abord, chaque produit a sa propre durée minimale et sa propre date limite, donc pouvoir en résilier un ne veut pas dire pouvoir en résilier un autre. Ensuite, si vous bénéficiez d’un rabais pour avoir combiné plusieurs produits et que vous en résiliez un, ceux qui restent peuvent devenir plus chers.
Et si je viens de conclure mon assurance complémentaire ?
Vous avez 14 jours pour la révoquer (revenir sur votre engagement), comptés dès que vous déposez votre demande d’assurance (la « proposition ») ou acceptez le contrat, pas dès la réception de la police. Ici, c’est bien la date d’envoi qui compte. Il suffit d’envoyer la révocation le dernier jour du délai et d’en garder la preuve. Vous pouvez le faire par écrit ou sous la forme textuelle. Ce droit n’existe pas dans trois cas : les couvertures provisoires (la protection relais pendant que l’assureur examine votre proposition), les assurances collectives de personnes (celles qu’une entreprise conclut pour son personnel) et les contrats de moins d’un mois. Et si vous aviez déjà touché une prestation, vous devez la restituer en révoquant.
Mon assureur peut-il résilier mon contrat ?
Votre assureur ne peut utiliser ni la résiliation ordinaire ni celle du sinistre. Dans l’assurance complémentaire de santé, la loi elle-même réserve ces deux voies au seul client. L’exception concerne les assurances collectives d’indemnités journalières (celles de l’incapacité de travail conclues par une entreprise), où les deux parties peuvent y recourir. Mais il peut résilier votre contrat pour d’autres motifs. Si vous cessez de payer la prime, il doit d’abord vous la réclamer, puis la couverture est suspendue et le contrat peut être résilié. Il peut aussi le faire en cas de fraude ou de tentative de fraude, en présence d’un juste motif au sens de la loi, ou si vous n’avez pas déclaré un fait important sur lequel il vous a interrogé dans le questionnaire de santé, ou si vous l’avez mal déclaré. Pour cette dernière voie, l’assureur dispose de quatre semaines dès qu’il découvre le manquement. Et il ne peut refuser ou réclamer des prestations que si ce fait a influé sur la survenance du sinistre ou sur son étendue (sur le fait qu’il arrive, ou sur son coût).
Et si mon assureur ne figure pas dans le tableau de ce guide ?
Il existe bien d’autres assureurs qui proposent des assurances complémentaires, et les règles de fond sont les mêmes pour tous. La loi vous garantit de sortir à la fin de la troisième année de contrat avec un préavis de trois mois, et vos conditions générales peuvent faire mieux. Cherchez-y la clause « résiliation » ou « Kündigung », ou écrivez-nous et nous les regardons avec vous. Un détail prête à confusion. Certaines compagnies distribuent l’assurance complémentaire sans en être l’assureur. Le véritable assureur est celui qui figure sur votre police, et c’est à lui que s’adresse la lettre de résiliation.
L’essentiel
D’abord l’acceptation écrite du nouvel assureur, ensuite la résiliation de l’ancienne assurance. Si votre durée minimale est déjà écoulée, chez beaucoup d’assureurs votre lettre doit parvenir au plus tard le dernier jour ouvrable de septembre pour que l’assurance prenne fin le 31 décembre. Si vous êtes encore dans cette durée, votre sortie passe le plus souvent par le délai qu’ouvre une augmentation de prime, et si vous ne répondez pas à temps, ce délai se referme. À la fin de la troisième année, vous pouvez toujours résilier, quelle que soit la durée de votre contrat. Et la lettre, l’outil l’écrit pour vous.
Sources officielles (12)
Source: LSAMal (RS 832.12), art. 2 al. 2 et 5 let. i : le complémentaire est régi par la LCA, et l’obligation d’accepter n’existe que dans l’assurance sociale — consulté le 20.08.2026
Source: CGA d’Assura, édition 07.2015 avec mise à jour 01.2022 : art. 9 (ordinaire), 10 (augmentation de prime) et 19.2 (forme et envoi) — consulté le 20.08.2026
Source: AVB VVG d’Atupri, édition 1.1.2026 : art. 13 et 16 (ordinaire), 23.3 (augmentation) et 37.3 (forme textuelle) — consulté le 20.08.2026
Source: AVB de Concordia (Pflegezusatzversicherungen), édition 2022 : art. 17 (ordinaire), 24 (augmentation) et 7 (forme) — consulté le 20.08.2026
Source: CGA de CSS (myFlex), édition 01.2026 : ch. 15 (ordinaire, minimum de 3 années d’assurance), 18 (augmentation) et 38.5 (forme textuelle) — consulté le 20.08.2026
Source: CGC de Groupe Mutuel (CAGA04), édition 01.01.2022 : art. 13 al. 2 (ordinaire), 29 (augmentation, 30 jours) et 37 (forme) — consulté le 20.08.2026
Source: CGA de Helsana (assurances complémentaires), édition 1.1.2022 : ch. 10 (ordinaire, écrite et signée), 11.2 et 16 (augmentation, 30 jours dès la réception) — consulté le 20.08.2026
Source: CGA de Sanitas (LCA), édition 2004 / version 2026 : ch. 19.2 (ordinaire, la lettre doit parvenir le 30 septembre), 18 (augmentation) et 1.5 (forme textuelle) — consulté le 20.08.2026
Source: CGA/CS VVG de SWICA, édition 2024 : art. 12 (ordinaire, réception jusqu’à 17 h 00) et 16 (augmentation et conditions, jusqu’à la fin de l’année) — consulté le 20.08.2026
Source: CGA de Sympany (assurances complémentaires), édition 2022 : ch. 5.1.1 (ordinaire, jusqu’au 30 septembre), 8.2 (augmentation) et 12 (forme) — consulté le 20.08.2026
Source: CGA de Visana (assurances complémentaires), valables depuis le 01.01.2022 : ch. 4.5 et 4.6 (ordinaire, à l’échéance de la police) et 7.1 (adaptations) — consulté le 20.08.2026
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